Couplage d'une
méthode des éléments finis avec une
méthode intégrale d'élément de frontière pour le problème de la
magnétostatique:
Il s'agit de construire et
d'étudier des schémas numériques pour le
problème de la magnétostatque en domaine non borné basées sur des formulations mixtes hybrides en partant des travaux réalisés par Bossavit.
De nouvelles formulations mixtes hybrides ont été
proposées et étudiées en utilisant la
théorie de Brezzi-Babuska. L'intéret de ces diverses
formulations réside dans le fait que le champ magnétique
ou l'induction magnétique est une variable du problème
variationnel. En outre, les formulations sont
obtenues en couplant une méthode des éléments
finis conforme, (d'ou l'utilisation des éléments finis
d'arete pour le champ
magnétique et des éléments finis de Raviart-Thomas
pour l'induction magnétique,) avec une méthode
intégrale de frontière. Cette méthode permet de
ramener le problème en domaine borné.
Plusieurs approches intégrales
ont été proposées et notamment l'utilisation de
l'opérateur de Poincaré-Steklov.
Des méthodes de discrétisation de cet opérateur
ont été étudiées notamment avec une
méthode intégrale ou avec des opérateurs de
Caldéron, et validées sur des tests numériques (thèse de Ménad, Cergy 2005) .
Méthode discontinue de Galerkin pour les équations de Maxwell:
Ce travail porte sur
l'étude de quelques schémas numériques
basés sur des formulations discontinues de Galerkin pour les équations de Maxwell. Les schémas sont
d'abord construits puis étudiés. Le premier problème
étudié est celui de l'électrostatique en domaine
borné avec la condition limite du conducteur parfait. Une
étude théorique du schéma est faite en s'inspirant des travaux notamment de Schotzau et
Pérugia. Ensuite une méthode de Galerkin discontinue de
type hp est proposées pour les équations des ondes. Lors de ces études, des
inégalités de type
friedrichs-Poincaré ont
été établies sur les espaces discontinus, ce qui
nous a permis d'établir des conditions inf-sup pour montrer que
les problèmes étaient bien posés (thèse de
Zaghdani, Orsay 2006).
Etude du
couplage d'une méthode discontinue de Galerkin avec une
méthode d'éléments finis et une méthode intégrale:
Ce travail a
porté sur le couplage d'une méthode discontinue de
Galerkin avec une méthode intégrale pour
résoudre le problème de la magnétostatique en
domaine non borné. Une
première approche a été d'introduire une couche
près du bord dans laquelle la discrétisation est faite
avec une méthode des éléments finis car les
opérateurs intégraux qui sont utilisés pour le
problème extérieur demande un minimum de
régularité. A l'intérieur du domaine, en dehors de
la couche, on utilise une methode discontinue de Galerkin. On a
été obligé d'étudier un couplage de la
méthode discontinue de Galerkin avec la méthode des
éléments finis et un couplage de la méthode des
éléments finis avec une méthode intégrale.
Actuellement, on réfléchit à un couplage plus
simple en utilisant des éléments mortar pour
couplée la méthode discontinue de Galerkin avec une
methode intégrale.
Résolution d'un problème aux limites inverse
pour l'équation des ondes tridimensionelle en présence
d'imperfections de petites volumes (travail avec Khelifi et A.
Sushchenko (thésard)):
La localisation d'inhomogénéités est
d'une grande importance, puisqu'il y a de nombreuses applications
pratiques: identifications de tumeurs, detection de mines
anti-personnel...
Habituellement, quand on cherche à localiser une
imperfection contenue dans un domaine borné, nous nous
interessons à un problème inverse pour retrouver la
géométrie de l'inhomogénéité.
Un premier travail théorique en collaboration ave
Khélifi, a été d'etudier le comportement de
l'énergie électromagnétique lorsque des
inhomogénéites sont présentes dans le cadre
des équations de Maxwell en régime harmonique. Nous avons
établi une estimée de l'energie.
Un deuxième travail (en collaboration avec Khélifi
et le thèsard Shuschenko) a été de
décrire une méthode pour déterminer la
localisation d'inhomogénéités situées
dans un domaine borné. Alors, on considère le
problème aux limites qui est l'équations des ondes.
Utilisant une méthode de controle géométrique, on
développe une méthode asymptotique en se basant sur une
moyenne appropriée des mesures dynamiques de frontières.
Un algorithme d'inversion a été associée à
cette méthode. La discrétisation est faite par une
methode discontinue de Galerkin (thèse de Zaghdani, Orsay 2006)
avec des éléments P1 et le problème de controle
est résolu par une approche de contrabilité exacte (HUM).
Finalement, une transformée de Fourier rapide permet de
localiser les imperfections et de donner des informations sur leur
géométrie (diamètre). Un code de calcul en 3D est cours de réalisation pour valider la théorie.
Etude de schémas
numériques établis en utilisant une méthode locale
discontinue de Galerkin pour des équations conservatives:
Ce travail est issu d'une collaboration avec frédéric
Pascal (Ens Cachan) . Un schéma numerique est proposé
pour résoudre des equations de type conservatives. On utilise la
méthode discontinue de Galerkin en temps et en espace c'est
à dire que l'on intégre en temps et en espace sur chaque
sous domaine de la discrétisation du domaine de calcul. Une
etude mathématique théorique a été faite
pour le cas linéaire et non lineaire. Une thèse a
été lancée sur ce domaine pour réaliser des
simulations numériques qui permettraient de valider la
théorie et mettre en évidence les propriétes de
cette nouvelle famille de schémas numériques.
Tomographie (travail avec T. Truong (LPTM), Mai Nguyen (Etis)):
- Imagerie par rayonnement diffusé.
- Problèmes inverses en imagerie.
- Transformations intégrales de type Radon et nouvelles
applications.
- Transformations multi-échelles.
- Applications (imagerie médicale, astrophysique, contrôle
industriel non destructif, images laser, prospection géologique, imagerie
micro-onde).
- Exemple d'application:
De nouvelles méthodes de contrôle non-destructif (CND) par
mesure du rayonnement gamma diffusé sont étudiées.
En rupture avec les méthodes traditionnelles, dans lesquelles le
rayonnement diffusé est considéré comme du bruit
et éliminé, le rayonnement diffusé est ici un
agent actif dans la formation et dans la reconstruction d’images.
Cette nouvelle imagerie est modélisée par une nouvelle
transformation de Radon définie sur des arcs de cercle –
une généralisation de la transformation de Radon standard
définie sur des lignes ou des plans en tomographie
conventionnelle.
Le CND basé sur cette nouvelle imagerie débouche sur
plusieurs avantages: il se présente comme une alternative
à la radiographie car le défaut sera
caractérisé par sa densité
d’électrons (sites de diffusion) au lieu de sa carte
d’atténuation obtenue en radiographie. Il est
d’autant plus intéressant qu’il existe des
matériaux dont les coefficients d’atténuation
varient au cours de leur vieillissement alors que leurs densités
électroniques ne changent pas. D’autre part, lorsque les
photons diffusés sont enregistrés à
différentes énergies, un détecteur ponctuel suffit
pour reconstruire le défaut en deux dimensions (2D) à
partir d’une série d’images indexées par
l’énergie ou par l’angle de diffusion. La
configuration d’acquisition de données peut être
moins contraignante que celle en tomographie conventionnelle.